Black History Month


 



 

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Pour la deuxième année consécutive, le Consulat général de France à New York a célébré le "Black History Month", jeudi 24 février 2011, en organisant conjointement avec la Harry Winston Hope Foundation une réception et une levée de fonds qui a atteint près de 75 000 dollars au profit de l’école Harlem Academy, notamment grâce à la générosité de Harry Winston, Yves Saint Laurent, Shangri-la, Georges Sape, Bruno Bich, champagne Louis Roederer et Pétrossian. Un concert de jazz a été donné par un trio de la Julliard School.

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Retrouvez les photos de la vente aux enchères et de la réception.

Pour en savoir plus :

Black History Month :
http://en.wikipedia.org/wiki/Black_History_Month

Harlem Academy :
http://www.harlemacademy.org/


 

Revivez la soirée du "Black History Month" en images :
 



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Discours prononcé par le Consul général de France à New York, M. Philippe Lalliot à l’occasion de la vente aux enchères :

Madame la Ministre, Mesdames les Députées,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,


C’est avec grand plaisir que je vous accueille ce soir au Consulat pour cette soirée de célébration de Black History Month. C’est une tradition que nous avons lancée l’année dernière et que j’entends bien, avec votre aide, poursuivre d’année en année.

Je voudrais tout d’abord remercier la Harry Winston Hope Foundation, et tout
particulièrement Frédéric de Narp, le CEO de Harry Winston. Je veux les remercier pour leur amitié, leur disponibilité et leur grande générosité.

Comme vous le savez, cette première partie de la soirée est toute entière consacrée à Harlem Academy. Vincent Dotoli vous en dira plus tout à l’heure mais je voudrais vous dire, en quelques mots, pourquoi je m’intéresse de très près à cette école.

Je suis intimement convaincu de trois choses. Premièrement, l’éducation est l’enjeu des prochaines décennies et nous n’investirons jamais assez dans ce domaine.
L’avenir de nos sociétés se joue là et il se joue dès le plus jeune âge. Je crois aussi que, si nous voulons des sociétés apaisées et des économies dynamiques, notre premier objectif doit être de lutter contre les inégalités et faire en sorte que nos meilleures écoles soient accessibles à tous. Je pense enfin que nous devons faire une plus grande place au mérite. Sans cela, les discours sur la promotion de la diversité n’ont aucun sens et nous passerons à côté de nombreux talents.

Vous me direz que je suis un doux rêveur. Peut-être mais, si nous voulons changer les choses, nous devons commencer maintenant et nous pouvons le faire à notre porte. Harlem Academy peut nous y aider. Elle recrute sur le seul critère du mérite. Elle ajuste ses tuitions sur les revenus des parents, pour la plupart de milieux modestes. Elle délivre un enseignement d’une exceptionnelle qualité, dont témoignent les résultats de ses élèves. Mais, plus encore que l’excellence scolaire, c’est l’attitude des élèves de Harlem Academy qui me frappe chaque fois que je les rencontre : ils sont curieux de tout, ouverts sur le monde, heureux d’apprendre. Cela, ils le doivent aussi largement à leur école.

Pour aider Harlem Academy à poursuivre son développement, vous pourrez ce soir acquérir deux sublimes bijoux signés Harry Winston, une montre et une paire de boucle d’oreilles, un magnifique sac Yves-Saint-Laurent, une caisse d’un merveilleux Bourgogne offerte par mon ami George Sape, ainsi qu’un séjour dans le somptueux hôtel que Shangri-la vient d’ouvrir à Paris.

Une courte enchère donc, cinq lots seulement, mais tous d’exceptionnelle qualité pour une école exceptionnelle. L’enchère sera conduite par Hugh Hiledsley de Sotheby’s que je remercie d’avoir accepté d’être des nôtres ce soir. Je précise que les fonds levés ce soir seront en totalité reversés à Harlem Academy.

Mes remerciements vont pour finir à Louis Roederer et Petrossian, ainsi qu’à Pierre Battu qui nous ont aidés à préparer cette soirée. Je suis également reconnaissant à Bruno Bich de son très généreux soutien et de ses conseils si précieux.

Excellente soirée à toutes et à tous.


 
Discours prononcé par le Consul général de France à New York, M. Philippe Lalliot à l’occasion de la soirée :

Mesdames les Députées,
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis,


L’année dernière, le Consulat général de France a organisé, pour la première
fois, une soirée pour célébrer les liens historiques qui unissent la France et la
communauté noire américaine. Cette année, de nouveau, c’est avec grand plaisir que je vous accueille toutes et tous pour ce cocktail à l’occasion du Black History Month. Je compte bien, avec votre soutien, poursuivre cette tradition chaque année.

Cette soirée n’aurait pas vu le jour sans la générosité de nos sponsors, à commencer par Harry Winston. Je voudrais également remercier YSL, Shangri la, Georges Sape, Bruno Bich, Roederer et Pétrossian ainsi que Pierre Battu.

Nous avons souhaité ce soir mettre à l’honneur une école formidable de Harlem pour laquelle nous venons de lever XXX 000 dollars. Harlem Academy est en effet un exemple d’excellence scolaire, de solidarité et de promotion sociale. Les frais de scolarité y sont ajustés en fonction des revenus de chaque famille. L’entrée à l’école se fait sur un critère exclusif de mérite. Les résultats de ses élèves sont hors normes.

Chaque fois que je rencontre les élèves la Harlem Academy, ce qui me frappe le plus chez eux, c’est leur curiosité, leur ouverture sur le monde, leur volonté d’apprendre et le plaisir manifeste qu’ils y prennent. Cette attitude-là est peut-être la plus grande réussite de l’école.

A l’heure où l’on parle de mondialisation, d’innovation, de tolérance, l’éducation est en effet à mes yeux le grand enjeu des années à venir. Aussi devons-nous faire en sorte que le plus grand nombre possible d’enfants accède aux meilleures écoles.

Donner cette chance aux enfants d’aujourd’hui, c’est aussi leur inspirer la même envie de transmettre un savoir, de remédier aux injustices et de construire un avenir meilleur pour les générations suivantes.

Chers Amis,

Je suis heureux et fier d’organiser, au nom de la France, un événement qui
reconnaisse le rôle capital joué par la communauté noire new-yorkaise dans
l’histoire, la culture et le développement économique des Etats-Unis.

Permettez-moi aussi de rappeler le lien si particulier qui unit les Afro-américains et la France. Mon pays sera ainsi toujours reconnaissant de la bravoure et de l’abnégation du 369e régiment d’infanterie, les fameux « Harlem Hell Fighters », qui participèrent aux batailles de la Marne, de la Meuse et de Champagne. Les Harlem Hell Fighters comptèrent 1500 morts et blessés parmi leurs rangs ; 171 d’entre eux ont reçu la Légion d’honneur à la fin de la première guerre mondiale.

Ce sont ces troupes afro-américains qui introduisirent en France cette musique alors inconnue, le jazz, qui s’est perpétué dans les années 30, avec le mouvement de la « Négritude », porté par nombre d’artistes afro-américains expatriés en France.
Je pense à Joséphine Baker, et plus tard à des jazzmen aussi fameux que Sidney Bechet, Charlie Parker ou Miles Davis. Les élèves de la Julliard School et Francis Jocky nous feront le plaisir de poursuivre cette grande tradition ce soir.

Dans un autre registre, on se souviendra également que plusieurs écrivains venus de Harlem s’installèrent dans le Paris de l’après-guerre : Langston Hughes, Claude McKay and Countee Cullen, puis Richard Wright, James Baldwin ou encore Chester Himes, qui nouèrent des liens avec Albert Camus, Jean Cocteau, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir.

Je suis bien conscient que l’histoire des relations entre la France et l’Afrique et les Caraïbes a ses lumières mais aussi ses ombres qu’il ne faut pas dissimuler. Il faut essayer, avec honnêteté et humilité, de tirer les leçons de ce passé pour ne pas répéter les mêmes erreurs à l’avenir. Ce devoir de mémoire est une préoccupation essentielle pour la France. C’est pourquoi, chaque année, le 10 mai, la France rend hommage aux victimes de l’esclavage et de la traite négrière, endossant sa part de responsabilité dans cette tragédie.

Chers amis,

Nous avons donc, Français et Noirs-Américains, une histoire partagée, et pourtant mal connue. Je n’en suis que plus heureux de vous accueillir dans cette maison, sur le sol français mais au cœur de Manhattan, au moment où les Etats-Unis célèbrent le « Black History Month » et le souvenir des événements et des hommes qui ont fait l’histoire afro-américaine, de l’abolition de l’esclavage à l’élection de Barack Obama en passant par la marche vers l’égalité des droits civiques.

A toutes et à tous, je souhaite une excellente soirée.

Dernière modification : 26/12/2012

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