Cérémonie de remise des insignes de la Légion d’Honneur à Diane Ackerman

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Mme Diane Leighton Ackerman a été décorée des insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur par Agnès Hibon, le 20 novembre 2012, lors d’une cérémonie organisée au Consulat.

Mme Diane Ackerman est consultante en art, spécialisée dans l’art moderne. Francophone et grande amie de la France, elle contribue à la promotion et à l’échange entre les cultures françaises et américaines. Ainsi, Diane Ackerman a su trouver les financements nécessaires pour la rénovation de la Maison française de Columbia dont elle préside le Comité consultatif. Elle est par ailleurs présidente de programme et membre du Comité du Gala Trophée des Arts.

 

 

 

 

Discours de M. Bernard Faro, consul général adjoint, lors de la cérémonie.

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Mesdames, Messieurs,
Chers amis,
Chère Diane,

J’aimerais tout d’abord vous souhaiter la bienvenue au Consulat général de France à New York où nous sommes réunis ce soir pour la remise de l’insigne de chevalier de la Légion d’Honneur à une grande dame de la relation franco américaine, Diane Leighton Ackerman. Je souhaiterais aussi vous transmettre les regrets du Consul général, Bertrand Lortholary, en mission à Paris de ne pouvoir être avec nous ce soir.

Diane,

Agnes Hibon vous remettra d’ici quelques instants une décoration qui récompense depuis déjà plus de deux siècles les mérites éminents rendus à la nation française. L’ordre de la Légion d’Honneur a été créé, je vous le rappelle, par Napoléon en 1802, et reste aujourd’hui encore la plus prestigieuse décoration que la République française puisse octroyer. La République française honore aujourd’hui votre importante contribution à la diffusion de la culture française dans le monde et pour votre implication dans la coopération franco-américaine dans le domaine culturel.

Chers amis, chère Diane,

Vous m’excuserez par avance de ne pouvoir présenter que brièvement un parcours si riche. Tout commence au Barnard College de New York, école prestigieuse réservée aux femmes, où vous avez en effet étudié les lettres. Hasard ou signe du destin – on dit souvent que le hasard fait bien les choses – Vous faites vos premiers pas dans le monde de l’entreprise au sein d’une société française chez Renault aux Etats Unis. Vous poursuivrez ensuite votre carrière chez Curtis Publishing que préside alors votre époux, Martin.

Vous vous installez à Londres dans les années 70, et c’est à ce moment que votre passion pour l’art s’affirme. Vous y étudiez l’histoire de l’art, à l’Institut d’art contemporain et coécrivez deux livres avec votre mari, deux biographies d’artistes américains : le peintre et illustrateur Arthur B Davies et le ténor Maurice Stern. C’est également à Londres que vous vous lancez comme journaliste indépendante avec succès puisque vous y avez été publiée par le prestigieux Guardian ainsi que par l’Art review.

De retour aux Etats Unis, vous collaborez avec deux magazines bien connus : le magazine de mode Harper’s Bazaar et Cosmopolitain. Vous êtes depuis une consultante en art, spécialisée dans l’art moderne. Les titres de vos derniers ouvrages sont révélateurs du succès que vous a valu vos nombreuses entreprises. Vous êtes, en effet, l’auteure de « Money, Ego, Power », « Getting rich : A smart Woman’s Guide to Successful Money Management » ou encore de « The Only Guide You’ll Ever Need to Marry Money ».

Chère Diane,

Forte de cette expérience et de votre réussite, vous avez montré un dévouement, jamais démenti, à la diffusion de la culture. Ainsi, au cours des années 80, vous créez avec votre mari la fondation Ackerman. Vous avez fait don de plusieurs centaines d’œuvres à des musées comme le Smithsonian Institut mais aussi à des universités comme le St Michael’s College dans le Vermont.

Ce dévouement, vous le mettez rapidement au service de la culture française dont vous êtes devenue une spécialiste incontestée. Vous choisissez d’ailleurs pour votre fille une éducation française, à Londres puis à New York où vous ferez partie de l’association des parents d’élèves du lycée français. La coopération franco américaine en matière d’enseignement vous tient particulièrement à cœur et c’est grâce à vous que la Maison française de Columbia, dont vous êtes la Présidente du Comité consultatif, a su trouver les financements nécessaires à sa rénovation.

Nous connaissons aussi à New York votre importante contribution au travail des associations franco américaines. A commencer par l’Alliance française, où vous êtes présidente de programme et membre du Comité du Gala Trophée des Arts, un moment phare de la vie culturelle franco américaine à new yorkaise. C’est également en tant que Présidente du Bal des Berceaux, un événement organisé annuellement par l’Association franco américaine d’aide aux enfants, que vous participez au financement de projets les plus estimables. La liste se fait longue mais je voudrais également citer votre participation aux activités de la Société franco américaine, de la Fondation franco américaine ou encore du Paris American club.

Inlassable promotrice de la culture française aux Etats Unis, vous organisez également des échanges d’expositions entre nos deux pays. Vous m’avez d’ailleurs fait part d’une occupation qui vous tient particulièrement à cœur. Vous êtes en effet membre et aujourd’hui Secrétaire du Fine Arts Advisory Panel à la Réserve Fédérale, où vous y avez récemment organisé une exposition sur Paris et ses festivals à partir d’un échange d’œuvres d’art entre la Réserve fédérale, la Banque de France et le musée Carnavalet. A New York, vous appuyez également la production théâtrale française et bilingue, en sponsorisant le Studio Dramatique et l’UBU Repertory Theater.

A Paris aussi vous œuvrez au renforcement des relations franco américaines. Vous y travaillez depuis déjà plusieurs années avec le ministère de la culture sur les arts visuels. Le projet, Premier Regard, auquel vous êtes particulièrement attachée m’a-t-on dit consiste à aider les jeunes artistes, français ou étrangers, à acquérir plus de visibilité en France pour lancer leurs carrières à l’international. Beaucoup de ces artistes ont d’ores et déjà percés et certains se sont vus décernés un prix à la biennale de Venise. Votre contribution à la création artistique dans notre pays peut compter enfin sur votre soutient au festival d’Avignon, auquel, vous le savez, les Français sont particulièrement attachés.

Chers amis, chère Diane,

Vous en conviendrez, un tel parcours, un tel engagement à la promotion de la culture française méritait bien une reconnaissance de notre pays qui soit à la hauteur des services que vous lui avez rendus et que vous continuez à lui rendre.

Je passe désormais la parole à votre très chère amie, Agnès Hibon qui a souhaité vous remettre les insignes de chevalier de la Légion d’Honneur.

Dernière modification : 20/11/2012

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