Dîner de gala de PlaNet Finance et débat avec Jacques Attali le 14 avril au Consulat

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Mercredi 14 avril 2010, PlaNet Finance US et le Consul Général de France à New York, Philippe Lalliot, ont organisé au Consulat la soirée de Gala de PlaNet Finance US.

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Pendant cette soirée, M. Jacques Attali, fondateur et président de PlaNet Finance s’est entretenu avec M. Michel David-Weill, Président du Conseil de Surveillance d’Eurazeo sur le thème de la sortie de crise financière et des perspectives économiques.

Ecoutez l’intégralité de la conférence :



Cette levée de fonds permettra à PlaNet Finance US de développer des programmes et de trouver des solutions innovantes pour combattre la pauvreté grâce à la microfinance. Cet événement est essentiel à la poursuite des activités et à la croissance de PlaNet Finance aux Etats-Unis en 2010.

Pour voir les photos de la soirée, visitez la page Flickr du Consulat.

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Mot d’introduction du Consul général, Philippe Lalliot :

Mesdames et Messieurs,
Chers Amis,

Je suis très heureux de vous accueillir au Consulat général de France pour cette soirée consacrée à PlaNet Finances, une organisation dont j’admire l’esprit d’innovation et le dynamisme. Sa Charte éthique dit bien son objet et sa profonde originalité : « concourir à l’amélioration de la dignité humaine », la lutte contre la pauvreté et le développement de la démocratie, la finance au service de la solidarité.

Dans quelques minutes, Frédéric Samama présentera plus longuement les activités et les projets de PlaNet Finances ainsi que nos trois invités. Mais je voudrais cependant dire quelques mots de nos invités pour vous dire le plaisir que j’ai à les recevoir aujourd’hui.

Jacques Attali est une personnalité à vrai dire un peu… effrayante. Comment en effet un homme peut-il réunir à lui seul autant de talents ? Romancier, essayiste, auteur de théâtre et même de contes pour enfants, homme de lettres donc mais aussi homme d’action, à la croisée de l’économie, de la politique et de l’action humanitaire. Excusez du peu et convenez avec moi que c’est assez désespérant pour les autres !

Mon premier souvenir de Jacques Attali remonte à 1981 et à l’élection de François Mitterrand. C’était l’époque où certains Américains s’inquiétaient de l’entrée au Gouvernement de ministres communistes, de même d’ailleurs que certains Français qui, en signe de protestation, avaient tourné leurs postes de télévision l’écran face contre le mur ! Jacques Attali est resté le conseiller de François Mitterrand pendant presque dix ans à l’Elysée, un conseiller spécial très écouté, très courtisé et très redouté. Le Président Sarkozy l’a pour sa part nommé à la tête d’une commission chargée de réfléchir aux moyens de libérer la croissance en France et encore récemment l’a chargé de lui faire des recommandations pour sortir de la crise. Il serait en effet criminel de se passer des conseils d’un homme tel que lui !

Il y a quelques semaines Frédéric Samama est venu me voir pour me dire que nous pourrions avoir Michel David-Weill aux côtés de Jacques Attali. Je me suis dit que c’était Noël en avril ! Banquier, à la tête de la prestigieuse et mystérieuse banque Lazard, grand collectionneur et amateur d’art, poursuivant ainsi une longue tradition familiale, philanthrope même si sa discrétion légendaire le pousse à ne jamais trop en dire. En un mot, et comme Jacques Attali, un honnête homme, au sens où on l’entendait au XVIIIème, « sans rien qui pèse ou qui pose ». Je suis d’autant plus heureux de vous accueillir ici ce soir que vous êtes, Monsieur, presque autant américain que français, étant notamment un ancien élève du Lycée français de New York.

Last but not least, Alan Murray, journaliste talentueux hier pour CNBC, aujourd’hui au Wall Street Journal, dont nous connaissons bien les positions traditionnellement pro-françaises, récipiendaire de nombreux prix pour ses analyses aussi bien économique que politiques. Il fallait une pointure comme lui pour faire le poids face à Jacques Attali et Michel David-Weill.

Vous aurez compris que c’est pour moi un honneur de recevoir ces trois personnalités. Il revient maintenant à Frédéric Samama de les introduire plus formellement. En parlant d’introduction, et pour finir, cela me rappelle une histoire. Once told he didn’t need any introduction, Henry Kissinger replied : « perhaps I don’t need an introduction but I will love a nice one ! ». Cela revient à Frédéric qui le fera, j’en suis sûr, avec plus de brio que moi.

Frédéric, la parole est à vous.

Dernière modification : 04/12/2012

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